La Rathure

Historien de formation et écrivain amateur, j’ai décidé de donner une chance à mes écrits. Cette chance, c’est la « Rathure ». Je tire un trait sur l’histoire avec un « H » pour laisser libre court à l’écriture avec un « e » et aux histoires avec un « h ». Beaucoup de guillemets pour quelques mots, mais passons.

L’idée ici n’est pas de mettre en valeur des textes déjà écrits ou publiés mais bien au contraire d’être dans un processus de création. D’écricréation même, puisque ça ne veut rien dire. Pour me contraindre à tenir ce processus, je m’impose un rythme de publication hebdomadaire et régulier. Cela peut paraître redondant, mais croyez-moi, j’ai déjà réussi à tenir un rythme de publication hebdomadaire et tout à fait irrégulier. Le but de ce rythme de publication est clairement de me contraindre tout à la fois à un rythme de travail mais aussi à la prise de risque. Une semaine pour écrire un texte, c’est ne pas forcément avoir de temps pour trouver la bonne idée, c’est parfois devoir se faire violence pour terminer le texte dans les temps, c’est d’autres fois le temps d’écrire trois ou quatre textes d’un coup.

Amateur de proses et de rimes, je ne me limite pas dans la forme des textes que je publierai. Il y aura des textes dont je serai particulièrement fier et d’autres dont je sais déjà qu’ils seront ratés. Ce sera le jeu de la « Rathure ». Il y aura des fictions, des poèmes, du slam, des idées, des nouvelles, des chapitres d’œuvres romanesques, des expériences littéraires, du théâtre… Peut-être même, pourquoi pas, de la vulgarisation historique. Je ne sais quoi encore. Il n’y a pour le moment rien d’écrit, c’est ce qui fait le piment de cette expérience.

Au-delà du défi littéraire qu’est la « Rathure », c’est un défi économique et professionnel que je me lance. « Puis-je vivre de mes écrits ? » Souhaitant m’inspirer des modèles participatifs qui se développent autour de la création vidéo ou audio notamment, je vous propose de me soutenir financièrement, régulièrement ou non, pour que je puisse me consacrer pleinement à l’écriture et en faire mon métier. Je ne veux pas être un support publicitaire. Si je dois gagner de l’argent grâce à ce blog, je veux que ce soit parce que vous, mes lectrices et mes lecteurs, avez envie de me donner de l’argent, ponctuellement ou régulièrement, comme on en donne (ou pas) à l’artiste talentueux qui joue dans les couloirs du métro. Il n’y a pas de business plan, pas d’étude de marché derrière tout ça, juste l’envie de voir si ça peut aboutir à quelque chose.

J’aimerais que le soutien financier que vous m’apportez vous ouvre tout de même quelques avantages. Par exemple en vous faisant participer en m’imposant des mots, un thème, un titre, un type de texte ou que sais-je encore… Ou même, soyons ambitieux, après tout c’est le commencement et le meilleur moment pour voir grand, vous envoyer en cadeau un recueil imprimé des textes de l’année. Tout ceci se mettra en place progressivement et devra être échelonné empiriquement. Mais je tiens fortement à cette démarche participative.

Voilà en quelques traits ce que sera la « Rathure ». 

Ceci étant dit, on se retrouve dorénavant tous les dimanches à 18h00 pour une nouvelle publication.