L’épopée de Li Shu, La Chanson de Jinbozi

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A Lutai, le vent narre cette histoire,
Qui nous murmure de garder espoir,
Chantée depuis par tous les baladins,
Celle de Jinbozi, preux paladin,
Lapin des montagnes, de la vallée,
Fourrure blanche, douce et enneigée,
Portant au cou quelques poils mordorés,
Jinbozi, Lapin au collier doré,
Vivait dans les plaines et les collines,
Au herbes vertes, reflets d’opaline,
Lui qui chaque jour partait chaparder,
Le produit des jardins et des vergers,
Il tirait parti de chaque balades,
Pour barboter légumes et salades,
Il connaissait chacun des potagers,
Distribuait, octroyait, partageait,
Avec les membres de sa colonie,
Les fruits défendus de ses félonies,
Se roulait en boule au fond du terrier,
Venait le temps du repos du guerrier.

Jinbozi, Lapin au collier d’or,
Jinbozi, Lapin au collet, dort.

Cependant, les humains étaient fâchés,
De voir disparaître tant de valeur,
Lassés, devant tout ce travail gâché,
Ils se mirent en quête du voleur,
Ils guettèrent, chaque jour, chaque nuit,
Armés de patience, d’arc, de bêches,
Mais Jinbozi évitait les ennuis,
Déjouant les coups, esquivant les flèches,
Ils s’entêtaient, à prendre le rongeur,
Quand le lapin, lui, croyait s’amuser,
Les humains s’embêtaient, toujours songeurs,
Miroitant d’être encore plus rusés,
Lorsqu’un jour, surprit dans un champ de blé,
Jinbozi s’élanca pour s’échapper,
Là où le village était rassemblé,
Pourtant son attention fut happée,
Hypnotisé par un long fil doré,
Qui, par magie, lévitait dans les airs,
Deux racines, portes de la forêt,
Il fut pris dans le piège mortifère.

Jinbozi, Lapin au collier d’or,
Jinbozi, Lapin au collet, dort.


Là, les hommes furent êtres cruels,
Et laissèrent perdurer le duel,
De la piégeuse entrave et du Lapin,
L’espérant occis au petit matin,
Pourtant, Jinbozi n’abandonna pas,
Refusa de céder face au trépas,
Garda membres et muscles bien tendus,
Pour respirer, ne pas finir pendu,
Du ciel, la Lune observa ce combat,
Et baignant de sa lueur, ici-bas,
Lui insuffla le courage des astres,
Le soutînt, pour le sauver du désastre,
Le soleil vînt, elle dû circuler,
Et Jinbozi crut bien capituler,
Le maigre filin lui tranchait les chairs,
Son sang ruisselait, abreuvait les terres,
Pourtant, Jinbozi refusa la mort,
Pourtant, Jinbozi refusa son sort,
Jinbozi, prit par tant de lâcheté,
Lutta jusqu’au jour pour sa dignité.

Jinbozi, Lapin au collier d’or,
Jinbozi, Lapin au collet, dort.

Lorsqu’au matin, vivant, ils le trouvèrent,
Les hommes n’eurent plus de patience,
Lui qui était fier, les yeux grands ouverts,
Ils dictèrent de lui ôter sa chance,
Un gaillard qui croyait être un héros,
Empoigna ferme le triste animal,
Sortit une lame de son fourreau,
Appuyant le couteau pour faire mal,
Alors Feng, d’une bourrasque, arriva,
Prévenu par les plaintes de la Lune,
D’un souffle, Jinbozi il délivra,
Le plongeant dans une tornade brune,
Qui souleva terre, feuilles, poussières,
Faisant reculer d’un pas le chasseur,
Qui s’agenouilla, fit moultes prières,
Croyant qu’il rencontrait son créateur,
Feng proposa au Lapin un marché,
De le faire vivre parmi les dieux,
S’il voulait bien devenir le cocher,
Et noble destrier du Roi des Cieux.

Jinbozi, Lapin au collier d’or,
Jinbozi, Lapin au collet dort.

Feng attela Jinbozi à son char,
Tracté par l’énergie du revanchard,
Jamais Feng ne put être plus rapide,
Jamais le vent ne fut plus intrépide,
Découvrant les joies de courir le ciel,
Pourtant, il lui manquait l’essentiel,
Au fond de lui, un vide se terrait,
La chaleur et l’amour de son terrier,
Malgré la volupté et la richesse,
De cette vie parmi dieux et déesses,
Alors Jinbozi se mit à fouiller,
Pour effleurer ce souvenir douillet,
Dans les terriers, même dans les maisons,
Potagers, vergers, arbres, floraisons,
Feng ne connut plus jamais la paresse,
De ce Lapin qui cherchait des caresses,
Depuis à Lutai, le vent se faufile,
Tantôt dans les forêts, tantôt en ville,
D’un souffle doux, câlin et chaleureux,
D’un Lapin devenu l’égal des dieux.

Jinbozi, Lapin au collier d’or,
Jinbozi, Lapin au collet dort.


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