L’Epopée de Li Shu. Chapitre 1 : Le Triomphe.

Jamais la ville d’Echèse n’avait été aussi belle. La ville ronde s’était parée de ses plus beaux atours pour accueillir l’armée victorieuse. Un messager avait porté la nouvelle, voilà trois jours. Le roi Tebekh revenait de sa campagne en Herravor triomphant. Aux abords de la porte du soleil, on dressa deux majestueuses statues. La déesse guerrière faisait face au dieu de la paix. Sur les tours, les bannières et les étendards de toutes les régions du royaume flottaient aux vents. Les murs de briques blanches des maisons et des échoppes s’étaient soudainement retrouvés envahis par milles couleurs. Partout on accrochait des tentures et des draperies. Les rues de sable rouge avaient été recouvertes de pétales de pivoines. Les colonnes des temples s’étaient embellies de guirlandes de pierres précieuses, de fil d’or et de branches d’olivier. On avait distribué au peuple des chemises de soie légère, finement brodées de fil d’argent. Le roi devait retrouver un peuple beau et fier, comme le voulait la tradition. Celui-ci avait souffert des mois durant. Alors que l’armée était en campagne, Echèse avait été placée en état de siège sous le contrôle du Khadim, l’homme de confiance du roi. A la tombée de la nuit, les portes de la ville se fermaient et le régime du couvre-feu s’imposait à tous. Seules les patrouilles du guet avaient la permission de circuler dans les dédales de rue. Aucune torche, aucune bougie ne pouvait être allumée. La répression fut sévère. L’on accusait tous les contrevenants aux règles de comploter contre le royaume. Les exécutions se comptèrent par centaines. Les corps des victimes, des hommes et des femmes de tous les âges, étaient exposés aux croisements des rues, funestes avertissements. Les jeunes s’amusaient à mutiler les cadavres en bravant le couvre-feu. Étrange jeu macabre qui occupait une ville qui vivait au ralenti. Nombreux furent pris sur le fait, devenant jouets morbides à leur tour. Le Khadim fit enlever les dépouilles quelques heures seulement avant l’entrée triomphale du roi.
En haut de la colline de l’Eidad, on fit dresser un arc de triomphe couvert de feuilles d’or. Plus d’une centaine d’artisans et d’ouvriers travaillèrent trois jours et trois nuits sans s’arrêter pour représenter sur les colonnes les exploits du roi vainqueur et sa dernière campagne. On le voyait passer le fleuve du Get avec ses éléphants et ses armes de siège sur les ponts que ses ingénieurs avaient construits en moins d’une nuit. Vaincre les archers de l’Herravor dans la plaine du Parz alors que les ennemis étaient plus nombreux. On le voyait prendre la ville de Kaghak dans un ultime assaut, à la tête de ses troupes, et se montrer magnanime avec les vaincus. Magistral, on le représentait brisant les murs du château d’Amrot, symbole de pouvoir des seigneurs de l’Herravor. L’arc de triomphe majestueux fut détruit le lendemain des festivités.



Lorsque les guetteurs de la porte du soleil aperçurent les premières oriflammes, les trompes et les tambours sonnèrent dans toute la ville. Les tanneurs arrêtèrent de frotter leurs peaux, les potiers cessèrent de façonner la terre, les forgerons ne frappèrent plus leur enclume, les marchands fermèrent leurs bourses, les tisserands abandonnèrent leur métier. Tous savaient où aller se placer. Tout au long du parcours que suivrait le roi dans la ville, il devait être acclamé avec ferveur par une foule nombreuse et enjouée. Il entrerait par la porte du soleil et remonterait la voie des astres jusqu’au temple principal. Là, il sacrifierait une gazelle et un coq. Puis, descendant de son char d’apparat, il monterait à pied jusqu’au sommet de la colline de l’Eidad, suivi par ses capitaines et les soldats les plus méritants, jusque l’arc de triomphe. Un cheval blanc l’attendrait là. Il le monterait à cru pour s’engouffrer sur la voie sacrée et rejoindre son palais. Puis la fête durerait cinq jours et cinq nuits. Ainsi le voulait la tradition millénaire des souverains d’Echèse.
L’armée s’arrêta aux portes de la ville. Bien en ordre, la troupe entonna le chant de la victoire alors que Tebekh la passait en revue. Il monta sur le char richement ouvragé, tiré par deux chevaux noirs, et malgré son âge, comme le voulait la tradition, il en prit les rênes. Mais avant d’entrer dans la ville, il fit signe à une maigre silhouette de le rejoindre. Elle sortit du groupe qui devait accompagner le roi dans son triomphe, et se joint à lui. Il fit claquer les rênes et le char s’ébranla dans les rues de la ville. Sous les acclamations, les occupants du char répondaient par quelques saluts. A chaque halte, elle accompagnait le roi. Elle eut même le privilège de monter elle aussi sur le cheval blanc. De mémoire d’habitant, jamais on avait vu le roi en telle compagnie lors d’un triomphe.
« Qui est-ce ? »
Sur la terrasse du palais, on apercevait enfin Tebekh. La noblesse et la cour devaient être les derniers à voir le souverain triomphant. Le peuple avait en cette seule occasion le privilège de passer en premier. La voie sacrée remontait en pente douce jusqu’au palais qui surplombait tout le nord d’Echèse. Elle était bordée par les cinq temples majeurs. Autour du palais royal, de vastes jardins assuraient une mission à la fois défensive, aucun bâtiment ne devait être construit trop proche des fortifications du palais, et récréative. On venait s’y promener, se baigner dans les bassins, ou s’y retrouver pour de discrets rendez-vous.
« Qui est-ce, répéta Ramady avec autorité. »
Autour d’elle on s’agitait. Les religieux se consternaient d’une telle offense à la tradition. Les dames, les fonctionnaires et les chevaliers de la cour s’interrogeaient et, déjà, faisaient courir les rumeurs. Les serviteurs cherchaient à donner une réponse à la favorite du roi.
« Madame, peut-être est-ce là une aide de camp pour soutenir notre souverain sur son destrier. Il se fait vieux, et monter à cru n’est pas chose aisée à son âge, tenta l’un d’eux. »
Aux côtés de Ramady, sous le dais orné des couleurs de Tebekh, le Khadim lui aussi s’interrogeait. L’un de ses espions lui murmurait à l’oreille que la silhouette avait participé au sacrifice du temple principal, tenant avec Tebekh la lame sacrificielle. Face à cet affront, les trois prêtresses avaient fermé les portes du temple à la jeune femme, l’empêchant des faire les ablutions saintes. Tebekh avait dû promettre un don exceptionnel pour qu’elles daignent la laisser entrer avec lui. Dans les rues, la population commençait à s’agiter et les rumeurs allaient encore plus vite qu’à la cour. Ici on disait que le roi avait abandonné ses dieux, là on assurait qu’il s’était fait posséder par une sorcière de l’Herravor, là-bas on savait que cette silhouette était celle d’un enfant né durant sa campagne avec une princesse barbare. Les enfants barbares grandissaient plus vite que les autres, et étaient particulièrement monstrueux, voilà pourquoi il était caché sous un voile, tout le monde connaissait ce genre de choses. L’espion lui-même semblait y croire.
« Imbécile, le coupa le Khadim. Ce ne sont là que des on-dit de gens trop peu instruits. Des imbéciles qui veulent croire aux contes enfantins qui ne servent qu’à haïr et craindre ce qu’on ne connait pas. C’est sûrement une des filles du roi de l’Herravor. C’est dans leurs traditions d’offrir une princesse de sang royal au vainqueur. Je crois que ce sont les princesses qui choisissent laquelle ira, ou une coutume similaire, c’est une peuplade étrange. Tebekh en fera probablement sa nouvelle favorite. »
Il dit cela un peu fort, mais s’en rendit compte après coup. Juste trop fort, juste trop tard pour que Ramady puisse l’entendre. Elle tourna son regard vers lui, les yeux emplis de colère. Sa lèvre inférieure tremblait alors que son froncement de sourcil lui dessinait quelques rides sous les saphirs tombants de son diadème.
« Je suis encore la favorite, Khadim ! N’allez pas colporter partout les rumeurs stupides. Il n’y a à Echèse qu’une seule favorite, et c’est moi ! Il est temps d’aller accueillir Tebekh dans la grande salle. Allez !»



Le Khadim avait toujours eu beaucoup de tendresse pour Ramady. Depuis qu’elle était devenue la favorite de Tebekh, une dizaine d’année plus tôt. Elle avait une sorte de confiance naïve en l’amour, en elle et dans les choses que la vie lui apportait. Jamais elle n’avait envisagé pouvoir perdre sa place. Elle n’avait pas même conscience qu’elle-même en avait remplacé une autre dont Tebekh avait fini par se lasser. Et qu’elle n’était, comme les autres auparavant, que de passage. Elle avait grandi loin d’Echèse, de sa cour et de ses mœurs. Elle avait rencontré Tebekh à Alhadiqa, petite ville aux confins orientaux du royaume. Elle venait d’y remporter le concours d’astronomie, organisé pour la venue du roi. Elle avait mis à jour une nouvelle constellation qui fut nommée en l’honneur du monarque. Il était tombé amoureux immédiatement, elle en était certaine. Il lui proposa de la suivre à la cour, il y était seul, disait-il. Comme le voulait la tradition d’Echèse, il ne pouvait se marier. Le souverain était uni à son peuple, et ne pouvait s’en détacher. Il n’avait qu’une favorite, il voulait que ce soit elle. Ramady accepta. Elle quitta sa famille, ses études et son mari, un petit fonctionnaire local qui n’osa pas émettre la moindre protestation. Lorsqu’elle entra à Echèse, elle ne vit pas au loin, sur la terrasse du palais, cette silhouette drapée de rouge qui, elle, comprit immédiatement qu’elle venait de perdre sa place. Elle disparut le soir-même, sans que Ramady ne la vit jamais. Elle s’installa dans sa chambre, mit ses parfums, fit bruler son encens et continua ses poésies, sans même savoir qu’ils avaient appartenu à une autre. Le Khadim l’avait tout de suite prise sous son aile, tentant de lui enseigner les codes et les coutumes de la cour. Elle apprit vite, et habilement, se rendit indispensable à Tebekh. Jamais on n’avait connu une favorite gardant si longtemps sa place. A la cour aussi, on n’avait fini par croire que, peut-être, il n’y aurait plus qu’elle. Et même qu’il n’y avait jamais eu qu’elle. Mais l’entrée triomphale de Tebekh venait mettre fin à toutes ces illusions.



Dans la grande salle, déjà, on regardait Ramady avec peine, pitié et moquerie. Toute la cour était rassemblée, en habit d’apparat pour le retour du roi. La lumière qui émanait du dôme de cristal reflétait les dorures, rubis, diamants et saphirs des armures, bijoux et diadèmes des personnages les plus puissants du royaume. Ramady attendait à genoux au milieu de la foule, face à l’entrée. Les mains en avant, elle présentait les clés de la ville que Tebekh lui avait confiées en son absence. Lorsqu’il les reprendrait, le festin et les festivités commenceraient dans toute la ville. Le roi serait alors pleinement de retour. Le cheval gravit l’escalier d’honneur avec ses deux cavaliers. Il s’arrêta devant la rigole d’eau qui marquait l’entrée de la grande salle et de l’espace sacré du palais. Tebekh mit pied à terre. Il tendit sa main à la silhouette voilée qui descendit délicatement de la croupe. Elle devait avoir l’habitude de monter à cheval. Ensemble, ils passèrent la rigole d’eau et la cour les acclama. Ramady commençait à sentir le poids des clés. Ses bras s’alourdissaient, ses épaules commençaient à la faire souffrir. Il prenait son temps, elle le savait. Autrefois, il se précipitait pour lui reprendre les clés, la relever et l’embrasser. Il pavanait. Il présentait la nouvelle venue. Il venait de lui lever son voile. Elle était belle, pensa Ramady malgré elle. Toute la cour pensa de même. Elle avait le teint pâle, de ces gens qui ne passent pas de temps dehors, à travailler halés par le soleil. Elle gardait le menton haut en une posture qui paraissait parfaitement naturelle. On l’avait élevée fière. Elle découvrait la cour sans crainte, elle était une vaincue mais arrivait en terre conquise. Elle était assurément de sang royal. Ses yeux verts en amande ponctuaient un visage aux traits fins. Ses habits amples laissaient deviner un corps longiligne, avec peu de formes. Elle devait être jeune. Elle posa son regard sur Ramady mais ne s’y attarda pas. Tebekh et Hajord, puisque c’est ainsi qu’elle s’appelait, firent le tour de l’assistance. Ils tournèrent autour de Ramady qui bataillait pour garder la tête haute. Ses bras, ses épaules, son dos, tout son corps la brulait. L’humiliation lui donnait la force de tenir. Elle ne cèderait pas. Elle ne leur ferait pas ce plaisir. Tebekh et Hajord se dressaient maintenant devant Ramady. Tebekh la regarda un instant. Un regard formel, plein de lassitude. Il ne la considéra pas. Hajord la regarda un peu plus longtemps. Une pointe de pitié perla dans son regard. Mais elle était de celles qui savent que les choses se déroulent ainsi. Qu’elle s’inscrivait elle aussi dans ce cycle et qu’ainsi allaient les choses en ce monde. Tebekh tourna le dos à Ramady, sans même prendre les clés. Sur les joues de Ramady, les gouttes de sueurs se mêlaient aux larmes. C’est Hajord qui prit les clés de ses mains et qui les amena à Tebekh. Dans toute la ville, le festin commençait. Ramady se prostra, là, au milieu de la cour. L’orchestre commençait à jouer, les serviteurs à dresser les tables. Elle se souvînt, qu’elle aussi avait pris la clé et l’avait donnée à Tebekh la première fois qu’elle était venue au palais. C’est à ce moment qu’elle était devenue la favorite. Elle avait récupéré la clé sur un coussin de soie. Celle d’avant n’avait pas du vouloir supporter une telle honte. Comme elle gênait l’installation du banquet, quatre serviteurs la portèrent dans une petite chambre dans une aile à l’écart du palais. Quelques-unes de ses affaires  avaient été rassemblées là. Les autres appartenaient maintenant à Hajord. Elle porterait ses parfums, brulerait son encens, continuerait ses poésies. Parce qu’ainsi se déroulait la vie à la cour d’Echèse.
Un serviteur entra. Il déposa sur un petit tabouret de bois un plateau et s’en alla. Une lampe à huile, d’un pichet d’eau et une petite boite argentée finement ouvragée. Sur le couvercle, Ramady reconnut Jamus, le Buffle, figure de la déesse de la résurrection. Elle l’ouvrit. Une odeur âcre lui prit le nez. Elle contenait une fine poudre verte.
« De la cigüe… murmura-t-elle. »
Voilà ce qu’avait dû devenir celle d’avant. On lui offrait une mort honorable, celle des philosophes, des penseurs, des esprits libres. Elle se prit le ventre et eut la nausée. La mort ou une vie de recluse. Voilà ce qu’on lui proposait dorénavant. Elle referma le poudrier et s’allongea sur natte de paille tressée. Le regard fixé sur Jamus.
Elle fut réveillée au creux de la nuit. Tebekh et le Khadim entrèrent dans sa cellule. Tebekh prit le boitier, le porta à son oreille, le secoua et le reposa.
« Tu aurais dû boire. Ça aurait été plus simple pour tout le monde. Tout doit avoir une fin.
– C’est la fin d’une vie Tebekh. La fin d’une vie de favorite. Pas la fin de ma vie, répondit-elle en le fixant du regard.
– Tu philosophes… Souhaites-tu vraiment vivre enfermée ici ? Seule ? Avec un geôlier muet pour compagnie ?
– Rien ne t’oblige à me traiter ainsi. Tu peux simplement me laisser partir.
– Tu chercherais à te venger, Ramady. Tu es trop fière pour ça.
– Peu m’importe la fierté si je peux avoir la liberté. Il n’y aura ni vengeance, ni mensonge, ni trahison. Laisse-moi retrouver ma famille, retrouver Alhadiqa, retrouver la vie que j’avais mise en pause. Je laisse volontiers cette vie que tu m’as prise à Hajord.
– Va, dit-il sèchement. Le Khadim t’escortera jusqu’Alhadiqa. Vous partirez demain à la pointe du jour. »
Il sortit. Le Khadim resta et s’assit à côté d’elle. Il sortit sa dague de son fourreau et la posa sur le plateau. Il la veilla toute la nuit. Le matin, il l’aida à rassembler quelques affaires. Il lui donna une bourse avec quelques pièces, une médaille en argent et une amulette représentant Jamus. Quand ils sortirent dans la cour des écuries, deux chevaux sellés les attendaient. Sans un mot, ils se mirent en route. Ils passèrent sous la poterne des six dames. Ramady en comprit seulement le nom. Ce serait la poterne des sept dames dorénavant. Le portier la salua et lui tendit quelques biscuits au miel ainsi qu’une outre de vin aux épices. Ils traversèrent la ville. Dans les rues, les ivrognes cuvaient les excès de la veille. Les hommes de troupe balayaient, rangeaient et réinstallaient pour que la fête puisse reprendre dès le réveil. Ramady et Khadim sortirent rapidement et prirent la route de l’est.
« Pourquoi m’as-tu veillé toute la nuit, demanda-t-elle.
– Je ne savais pas si ils te laisseraient vivre répondit-il calmement.
– Tebekh ? Hajord ?
– Peu importe.
– Et s’ils avaient envoyé quelqu’un pour me tuer. Qu’aurais-tu fait ?
– Peu importe les éventualités. Tu seras bientôt de retour chez toi. »
Elle se tut, se dressa sur les étriers et lança son cheval au galop jusqu’au bas de la pente. Il lui emboita le pas. Le soleil était déjà haut dans le ciel. Ils avaient trois jours de voyage s’ils avançaient à bonne allure. Ramady mit pied à terre à l’ombre d’un prosopis. Ils s’assirent un instant contre l’arbre. Le Khadim avala une gorgée de vin aux épices et jeta un regard à Ramady.
« Tebekh a raison, tu aurais dû boire la cigüe.
– Allons donc.
– Il n’y a jamais eu deux favorites.
– Et il n’y en a toujours pas deux, répondit-elle enjouée. Hajord est la favorite, et moi je ne suis plus rien.
– Ils ne te laisseront pas. Même si tu n’es rien, ce sera trop pour eux. C’est ainsi que les choses se passent dans leur monde. Ils enverront quelqu’un te tuer. Que feras-tu alors ?
– Peu importe les éventualités, Khadim, je serai bientôt de retour chez moi. »
Ils détachèrent les chevaux. Ils avaient laissé passer le moment le plus chaud de la journée. Ramady réajusta son voile pour se protéger du soleil. Elle mit un pied à l’étrier et d’une impulsion se mit en selle.
« Khadim, sais-tu garder un secret ? »
Elle n’attendit pas sa réponse.
« Je suis enceinte de Tebekh. »
Elle frappa des talons la croupe de son cheval et repartit au galop en riant.


Chapitre 2 : La Sage-Femme.


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Fiction Récit

5 commentaires Laisser un commentaire

  1. Un récit dont le poète parnassien (puis académicien) Charles-Marie Leconte de Lisle aurait sans aucune difficulté tiré tout un recueil, tant cette nouvelle est emplie de ferveur passionnelle et d’intérêt pour les exploits historiques savamment relatés !

    Je suis très impressionné par cette narration, son écriture, son contenu, je ne saurais vous donner le moindre semblant de conseil pour l’améliorer, les scènes se visualisent aisément.

    Bien cordialement.

    Aimé par 1 personne

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